Verdicts

Ce que nous avons testé, et ce que nous avons jeté

Presque tout le monde publie ce qui a marché. Voici l'autre moitié du travail : les règles que nous avons mesurées, et le plus souvent abandonnées. Protocole, chiffres et date à chaque fois.

  • 19recherches publiées
  • 17sans règle retenue
  • 4nous donnent tort

Pourquoi nous publions ça

La plainte la plus répandue chez les traders particuliers est que les backtests mentent. Elle est fondée : on peut faire dire à peu près n'importe quoi à une série de prix en cherchant assez longtemps. La seule réponse honnête que nous ayons trouvée est de montrer aussi les recherches qui n'ont rien donné, avec le protocole qui permet de nous contredire.

4 de ces verdicts nous accablent : ils décrivent des règles que nous avions mises en production et qui faisaient du mal. Ils restent en ligne. Sans eux, les 15 autres ne vaudraient rien.

Une règle éditoriale : les recherches rejetées sont publiées en entier. Celles qui ont abouti à une règle en production sont publiées comme verdict, sans leurs paramètres.

  1. 01Rejeté31 juillet 2026

    Quand plusieurs titres sont éligibles le même jour, lequel faut-il prendre ?

    Protocole

    Portefeuille de 5 places partagées, 2017–2026, sorties de production, comptabilité en R (un risque constant par trade, la taille de position est donc neutralisée).

    Résultat

    Le bras sans aucune information, un ordre déterminé au hasard, fait +0,229 R par trade sur 522 trades. Sept critères de tri ont été mis en face : score, momentum fort, momentum faible, proximité du plus-haut 52 semaines, secteur porteur, volatilité basse, largeur du stop. Aucun ne le bat de façon significative. Deux font nettement pire. Et notre propre score de classement passe légèrement SOUS le tirage aléatoire. Même conclusion à 10 places, où momentum fort et momentum faible battent tous les deux le hasard : donc du bruit, pas un signal.

    Ce que ça change

    Aucun tri de candidats n'a jamais été déployé. La raison est structurelle : le portefeuille est occupé 87 % du temps, donc un classement ne s'exprime que sur les 13 % de places restantes. C'est un plafond mécanique, indépendant de la qualité du critère.

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  2. 02Cadrage retenu12 août 2026

    Combien de positions faut-il tenir en même temps ?

    Protocole

    3, 5, 8, 12 puis 20 places, univers réel de 2 338 titres, stop et sorties de production, classement aléatoire pour ne mesurer que la capacité.

    Résultat

    Le rapport cumul sur perte maximale culmine à 8 places (3,84), talonné par 5 places (3,77), puis se dégrade nettement : 3,01 à 12 places et 2,76 à 20. Passer de 5 à 8 places ajoute 225 R de cumul, soit +58 %, sans dégrader le rapport rendement/repli. C'est le seul gain gratuit de toute la grille. Au-delà de 8, on agrandit le pari sans l'améliorer. L'occupation reste à 90 % à tous les niveaux, et entre 380 000 et 1,6 million de candidats sont écartés faute de place.

    Ce que ça change

    Le facteur qui limite ce type de portefeuille n'est ni l'entrée ni la sortie : c'est le nombre de places. Réserve assumée : le banc ignore la corrélation entre positions simultanées. 20 places dans le même secteur ne valent pas 20 paris indépendants. 8 est un plafond prudent, pas une cible.

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  3. 03Rejeté13 août 2026

    Une bougie rouge qui touche une moyenne mobile, puis deux vertes, avec RSI, volume et MACD : est-ce que ça permet de départager les candidats ?

    Protocole

    Le motif transformé en score de classement, pas en filtre. Union de six familles de signaux, places partagées, stop de production, verdict rendu hors échantillon sur les clôtures postérieures à 2024, et un contrôle inversé par composante.

    Résultat

    Le motif « touche de moyenne mobile » fait −0,079 R sur la période d'apprentissage et passe sous le classement neutre en test, avec seulement 2 années gagnantes sur 9. Mais le résultat décisif est ailleurs : TOUTES les composantes, RSI, volume, MACD et leur combinaison, ont leur contrôle inversé qui bat aussi le classement neutre en test. Le meilleur bras absolu est le volume à l'envers (+0,615 R en test), qui ne vaut rien en apprentissage.

    Ce que ça change

    Quand une règle et son exact contraire « gagnent » tous les deux sur la même période, le banc ne mesure pas un avantage : il mesure la variance du tirage. Troisième confirmation que rien ne bat le classement neutre à places partagées. Chantier clos, à ne pas rouvrir sans données nouvelles.

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  4. 04Rejeté8 août 2026

    Acheter quand le prix vient toucher sa moyenne mobile et repart à la hausse : ça marche ?

    Protocole

    Rebonds nus sur moyennes mobiles 20, 50 et 200 séances, univers complet, portefeuille à places partagées, sorties de production.

    Résultat

    +0,006 R sur la moyenne mobile 20, −0,063 R sur la 50, −0,036 R sur la 200. Les trois sont sous les familles déjà en place. Un test préalable sur un échantillon réduit de 60 titres donnait l'inverse et flattait franchement les rebonds : l'univers complet a retourné le verdict.

    Ce que ça change

    C'est la figure la plus enseignée du swing trading, et elle ne survit pas à la mesure. L'explication tient en une phrase : l'œil du trader ne voit que les rebonds qui ont réussi. Ceux qui ont échoué appartiennent à des sociétés qui ont chuté, parfois disparu, et qui ne sont plus dans le graphique qu'il regarde.

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  5. 05Réfuté8 août 2026

    Une cassure accompagnée d'un gros volume a-t-elle plus de chances de réussir ?

    Protocole

    89 815 cassures analysées, classées par quintile de volume, et mesure de la proportion qui produit ensuite un mouvement d'au moins 6 ATR.

    Résultat

    36 %, 36 %, 37 %, 37 %, 36 %. Le volume ne sépare rien. Deux autres indicateurs, l'ATR et la distance à la moyenne mobile 50, semblaient très prédictifs, de 5 % à 56 % : c'était un artefact d'unité, un seuil exprimé en pourcentage étant franchi mécaniquement par les titres les plus nerveux. Ne survivent que le RSI 14 et l'ADX, avec +7 à +9 points, et dans le sens inverse de l'intuition, un RSI HAUT donnant de meilleurs résultats. Le RSI 2, le MACD et la longueur de la base ne prédisent rien.

    Ce que ça change

    Un filtre de volume conservé dans l'une de nos familles a été remesuré séparément : son contrôle inversé l'égale, autrement dit exiger un volume faible fait aussi bien qu'exiger un volume fort. Il est classé décoratif et documenté comme premier candidat au retrait.

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  6. 06Prémisse inversée31 juillet 2026

    Le drapeau après une hausse de 30 % : c'est bien sur les petites capitalisations que ça paie ?

    Protocole

    200 titres de référence plus un jeu dédié de 236 petites capitalisations, sorties de production, même figure des deux côtés.

    Résultat

    L'inverse de ce qui est enseigné. Sur les très grandes capitalisations : 279 trades, +0,127 R. Sur les petites : 413 trades, −0,039 R. La variante à +90 % sur petites capitalisations affiche +0,496 R, mais sur 20 trades. Rien de concluant, et c'est précisément le terrain où l'absence des sociétés disparues fausse le plus le résultat. La contraction de volume, critère réclamé par la littérature, n'apporte rien : elle divise l'échantillon par deux à espérance inchangée.

    Ce que ça change

    Rien de déployé. Le cas est conservé comme rappel : une figure peut être décrite correctement et attribuée au mauvais terrain.

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  7. 07Piège évité31 juillet 2026

    Faut-il privilégier les setups dont le stop est le plus proche ?

    Protocole

    D'abord en classement, puis, et c'est là que tout se joue, en filtre, la seule forme réellement déployable.

    Résultat

    En classement, trier par stop le plus serré coûte 490 R à 5 places et 693 R à 10. C'est de très loin le plus gros effet de toute la campagne, et la tentation était d'en faire une règle. Testé en filtre : tous les planchers perdent, de façon régulière, et le témoin inversé perd aussi. L'effet n'était donc pas « les setups à stop serré sont mauvais » mais la sur-rotation que ce tri provoque : 1 652 trades au lieu de 522, et une durée moyenne de 6 jours au lieu de 20.

    Ce que ça change

    Règle de méthode adoptée depuis : un effet spectaculaire observé en classement ne se transpose pas en filtre. Il faut toujours retester sous la forme qu'on déploierait réellement.

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  8. 08Prémisse fausse31 juillet 2026

    Sortir quand le prix clôture sous sa moyenne mobile courte, plutôt qu'avec un stop suiveur : est-ce que ça laisse plus de place aux gagnants ?

    Protocole

    Cinq familles d'entrée, entrées et stops rigoureusement identiques, seule la méthode de suivi change. 200 titres.

    Résultat

    La prémisse est fausse : une sortie sur moyenne mobile courte n'est pas plus permissive, elle est plus serrée. La signature est nette et identique sur les cinq familles : le taux de réussite monte, le gain moyen baisse, et la proportion de trades dépassant 3 R recule partout. Un prix repasse sous sa moyenne courte en permanence ; un stop suiveur placé plusieurs ATR sous le plus haut est bien plus tolérant. Le stop suiveur gagne ou égale sur les cinq familles.

    Ce que ça change

    Piège de lecture évité au passage : les variantes sur moyenne mobile affichaient un gain maximal spectaculaire, jusqu'à 50 R contre 6 R. Vérification faite, il s'agissait d'un seul trade, en mars 2021. On regarde désormais la proportion de trades au-dessus de 3 R, jamais le maximum.

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  9. 09Nous avions tort8 août 2026

    Notre propre plafond de perte, exprimé en pourcentage, protégeait-il vraiment ?

    Protocole

    Six familles rejouées sur neuf ans, avec puis sans le plafond alors en production.

    Résultat

    Sous notre plafond, trois familles sur six PERDAIENT de l'argent sur neuf ans. Sans plafond du tout, cinq familles sur six font mieux : +269 R contre +107 R, et avec moins de perte maximale, pas plus. Une barrière que nous présentions comme une protection coupait en réalité les trades qui payaient. Une variante par famille, plus serrée sur les unes et plus large sur les autres, a été testée dans la foulée : elle est arrivée dernière, et sa version exactement inversée l'a battue.

    Ce que ça change

    Le plafond a été remplacé par une borne exprimée en volatilité plutôt qu'en pourcentage du prix. Le remplacement n'a pas tenu la journée : il est raconté en entier plus bas, avec ce qui l'a fait échouer. Second aveu, plus gênant que le premier : le banc de test bornait ses propres stops, si bien que l'amélioration annoncée d'après le backtest ne pouvait pas se transposer telle quelle en production. La barrière en pourcentage est donc toujours celle qui tourne, alors même que le présent verdict montre qu'elle coupe des trades qui payaient. L'écart est documenté et le chantier reste ouvert.

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  10. 10Rejeté14 août 2026

    Le franchissement de la moyenne mobile 200 par le haut, le signal de retournement le plus suivi : paie-t-il ?

    Protocole

    Univers réel de 2 338 titres, 8 places partagées, sorties de production. Dix filtres simples testés, puis les combinaisons des quatre meilleurs. Enfin une validation croisée sur un second univers de moyennes capitalisations.

    Résultat

    L'événement brut ne paie pas : −0,011 R, facteur de profit 0,98, 4 années positives sur 9. La meilleure formule trouvée, deux clôtures de confirmation plus un volume soutenu, remonte à +0,097 R, mais reste sous les familles déjà en place. La validation croisée est sans appel : cette formule s'effondre sur le second univers, et le filtre de volume CHANGE DE SIGNE d'un univers à l'autre. L'épreuve symétrique donne le même résultat en sens inverse, la meilleure formule du second univers retombant sur le premier.

    Ce que ça change

    Rejet définitif sur deux univers. Et une règle de méthode : quand aucun filtre ne se comporte pareil sur deux échantillons, le classement des filtres est de la variance d'échantillonnage, pas un résultat.

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  11. 11Rejeté14 août 2026

    Se limiter aux grandes valeurs peu volatiles, l'approche dite « bon père de famille » : améliore-t-il un signal de rebond ?

    Protocole

    Signal de rebond rigoureusement identique dans tous les bras, seule l'éligibilité des titres change. Univers réel, 5 places, sorties de production.

    Résultat

    Univers complet : +0,057 R sur 583 trades. Très grandes capitalisations seules : +0,114 R, soit le meilleur bras, avec une perte maximale plus faible. Très grandes capitalisations ET faible volatilité : retour à +0,066 R, avec une perte maximale DEUX FOIS pire. Faible volatilité seule, toutes tailles : +0,012 R. L'avantage a disparu.

    Ce que ça change

    C'est la TAILLE qui paie, pas la prudence. Le filtre de faible volatilité retire précisément les titres capables de rebondir fort, c'est-à-dire ceux pour lesquels le signal existe. Piste non déployée : une seule configuration a été testée, elle demande une revalidation avant tout usage.

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  12. 12Rejeté14 août 2026

    Les sociétés qui augmentent leur dividende depuis vingt-cinq ans battent-elles le marché ?

    Protocole

    634 grandes capitalisations américaines, 2018–2026, portefeuilles de 20 titres équipondérés, rebalancés chaque trimestre, coupons crédités à la date de détachement. Quatre métriques × trois filtres d'ancienneté × trois surcouches, soit 36 bras, plus les ablations.

    Résultat

    L'indice de référence fait 14,4 % par an dividendes réinvestis ; l'univers équipondéré, 15,6 %. Les vrais « aristocrates », filtrés sur vingt-cinq ans de hausses consécutives, font 9 à 13,5 % par an, sous les deux références, leur seul gain étant une perte maximale un peu moindre. Le seul bras qui surperforme nettement est le rendement brut sans filtre, à 26,6 % par an : mais son rendement moyen de 15,2 % désigne un panier de sociétés en difficulté, avec 56 % de perte maximale. Ablation la plus instructive : retirer le réinvestissement explicite ne change presque rien, l'« avantage du réinvestissement » se résumant à rester investi.

    Ce que ça change

    Rejeté comme axe produit. Les surcouches de tendance testées par-dessus n'améliorent rien et dégradent presque partout. Limites assumées : la fenêtre 2018–2026 est haussière, l'univers ne contient que des survivantes, et la fiscalité n'est pas modélisée.

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  13. 13Effet de signe opposé13 août 2026

    Faut-il éviter d'entrer juste avant une publication de résultats ?

    Protocole

    1 105 grandes capitalisations américaines et 57 989 dates de publication, portefeuille de 5 places partagées, sorties de production. Couverture d'environ 70 % des trades : la collecte des dates a été interrompue par le quota du fournisseur, et la validation sur les moyennes capitalisations reste à faire.

    Résultat

    Le conseil le plus universel du métier, ne jamais tenir à travers les résultats, s'effondre dès qu'on sépare par famille de signal. Un repli acheté à moins de trois séances d'une publication fait +0,333 R ; à quatre ou cinq séances, +1,116 R avec 83 % de trades gagnants. C'est la meilleure poche de toute la famille. La même proximité coûte à la cassure (−0,104 R) et démolit un signal de volume (−0,443 R). Le sens de l'effet dépend de ce que le signal achète : les familles qui achètent la force avant cassure souffrent du décalage de cours à l'ouverture, celles qui achètent le repli profitent de la hausse d'anticipation qui précède la publication.

    Ce que ça change

    Le résultat qui décide n'est pourtant pas celui-là. Transformé en filtre et mesuré au niveau du portefeuille, presque tout blocage dégrade, y compris sur les familles dont le diagnostic montre une poche négative. La raison est mécanique : quand le filtre libère une place, le trade de remplacement est pire que celui qu'on vient de refuser. Seule la cassure profite d'une fenêtre d'exclusion élargie. Rien n'a été changé en production, où la fenêtre existante reste un compromis assumé : justifiée pour une famille, coûteuse pour une autre, neutre ailleurs. Une fenêtre différenciée par famille est la piste, et elle attend sa validation sur un second univers.

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  14. 14Déployé, puis retiré8 août 2026

    Puisque notre plafond de perte exprimé en pourcentage coupait les trades qui payaient, une borne exprimée en volatilité fait-elle mieux ?

    Protocole

    Suite immédiate du verdict précédent. Six familles sur neuf ans, une grille de bornes exprimées en volatilité, mesurée d'abord trade par trade, puis en portefeuille à places partagées. La borne a été déployée le jour même. Le banc a ensuite été rejoué hors échantillon sur les clôtures postérieures à 2022, avec des contrôles aléatoires.

    Résultat

    Trois choses ont cédé, dans cet ordre. D'abord le banc lui-même : sa construction de stop bornait déjà ses propres stops entre 1 et 3,5 ATR, si bien que le bras « borne large » mesurait à peu près « aucune borne » : 3 040 trades contre 3 022 sans plafond du tout. La construction de stop de production, elle, n'a aucune borne haute : sur la cassure, le stop médian y vaut 4,7 ATR contre 3,4 au banc. L'amélioration annoncée d'après le backtest, un avertissement « attendre un repli » qui devait tomber de 57 % à 9 % sur la cassure, n'a donc pas pu se transposer : mesuré en production, il est passé de 77 % à 72 %. Ensuite la lecture par famille : la valeur optimale saute d'une famille à l'autre et les courbes ne sont pas monotones, une famille affichant +37 R à un réglage encadré par −46 R et −48 R aux réglages voisins. Le gain global de +286 R tenait à cette seule cellule. Enfin la significativité : aucun bras ne franchit deux écarts-types, et sur la famille qui avait motivé tout le chantier, le meilleur bras de la campagne est le CONTRÔLE INVERSÉ, ne garder que les stops les plus larges, à +0,164 R et un facteur de profit de 1,38. La reprise hors échantillon a achevé le sujet : le pire réglage appris égale ou bat le meilleur, l'écart entre meilleur et pire change de signe sur quatre familles sur six, et la version hybride perd à la fois contre le plafond en pourcentage et contre ses propres contrôles aléatoires. Sur cette période, le plafond en pourcentage rapporte 85 R là où la borne en volatilité en rapporte 2.

    Ce que ça change

    Le plafond en pourcentage a été rétabli le jour même, et la borne par famille est classée définitivement abandonnée. Ce qui fait trois aveux successifs sur la même règle : la barrière d'origine coupait ce qui payait, son remplaçant a été mesuré sur un banc qui bornait déjà ses propres stops, et ce remplaçant est mort hors échantillon. La règle de méthode qui en sort est la plus coûteuse de toutes celles publiées ici : avant de tester une contrainte, il faut vérifier que le banc ne l'applique pas déjà lui-même. Sinon on compare une règle à elle-même et on appelle ça un résultat. Et le doute joue pour la règle en place, pas pour celle qu'on espère.

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  15. 15Réfuté par ses contrôles8 août 2026

    Faut-il n'acheter que les titres dont la structure de prix est haussière, des sommets et des creux de plus en plus hauts ?

    Protocole

    La séquence de sommets et de creux, lue sur des pivots confirmés et sans aucun regard vers l'avenir, transformée en condition d'éligibilité. Union des familles de signaux, 5 places partagées, construction de stop de production, verdict rendu hors échantillon sur les clôtures postérieures à 2022. Et deux bras de contrôle qui exigent exactement le contraire de la règle testée.

    Résultat

    Sans aucun filtre, le portefeuille fait −1 R sur la période de test. N'accepter que les structures haussières le remonte à +17 R, soit 0,7 écart-type, autant dire rien. Écarter les seules structures baissières donne +8 R. Et les deux contrôles inversés battent la règle : tout SAUF les structures haussières rapporte +33 R, et n'accepter QUE les structures baissières, la thèse retournée point pour point, rapporte +46 R, le meilleur bras de la campagne. Deux observations de bord montrent que le banc ne mesurait pas ce qu'on croyait : la valeur « structure indéterminée » ne sort sur aucun signal de l'univers, si bien que la clause de tolérance prévue pour elle n'a jamais eu d'effet et que deux bras réputés distincts étaient en réalité le même ; et la famille qui achète les replis produit 23 % de ses signaux en structure baissière.

    Ce que ça change

    Aucun filtre de structure n'a été déployé. La lecture de structure reste affichée comme information dans l'analyse, jamais comme veto : c'est la forme sous laquelle elle ne coûte rien. Une curiosité est restée ouverte, et elle n'est toujours pas déployée : « structure baissière seulement » est le meilleur bras sur les DEUX périodes, +44 R en apprentissage et +46 R en test, porté aux trois quarts par la famille des replis. C'est cohérent avec un autre résultat du même jour, où exiger un prix au-dessus d'une moyenne mobile dégradait un signal de retour à la moyenne : ces signaux-là ont besoin du repli profond. Mais c'est un bras de CONTRÔLE qui gagne, sur 240 trades, à 1,5 écart-type et sans ordre monotone. Une hypothèse qu'on n'a pas formulée avant de la voir gagner n'est pas un résultat : elle doit être instruite séparément, sur la fenêtre qui ne l'a pas produite.

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  16. 16Rejeté4 septembre 2026

    Un jour de hausse dont le volume dépasse tous les jours de baisse récents : est-ce le signal d'achat précoce qu'on décrit ?

    Protocole

    Univers réel de 2 338 titres, années de clôture 2018 à 2026, 5 places partagées, sorties de production, stop structurel, classement neutre, espérance en R écrêté. Trois définitions du motif, de la plus brute à la plus canonique, et un quatrième bras qui applique sa seule signature de volume à notre famille de cassure. De 381 à 495 trades par bras. La campagne date d'août 2026, elle a été rejouée le 4 septembre avec les sorties de production telles qu'elles tournent aujourd'hui, sans qu'une seule conclusion bouge.

    Résultat

    Dans sa forme brute, un jour de hausse dont le volume dépasse le plus gros volume de baisse des dix séances précédentes sur un titre en tendance, le motif fait −0,081 R par trade sur 476 trades, avec un facteur de profit de 0,86 et 2 années gagnantes sur 9. Sa perte maximale, 44 R, vaut le double de celle de nos deux familles de référence. Le motif redressé repasse positif : lui ajouter le contact d'une moyenne mobile courte donne +0,072 R, et y ajouter une borne d'extension donne +0,088 R sur 495 trades, avec 7 années gagnantes sur 9. Ce redressement reste pourtant sous les deux familles déjà en place, +0,146 R pour le repli et +0,132 R pour la cassure. Le bras qui tranche est le quatrième. Greffer la signature de volume sur notre cassure ne retire presque aucun trade, 381 au lieu de 391, et fait tomber l'espérance de +0,132 R à +0,080 R, avec 4 années gagnantes sur 9 au lieu de 7. Le compte de trades bouge peu mais leur composition change : une place refusée est aussitôt reprise par un autre candidat, et le remplaçant est moins bon.

    Ce que ça change

    Rien n'a été déployé. Le résultat qui compte n'est pas le rejet, c'est l'endroit d'où vient le redressement. Ce qui fait passer le motif de négatif à positif n'est pas sa signature de volume, qui est justement ce que la méthode revendique comme sa trouvaille : ce sont les deux conditions qu'on lui ajoute pour le rendre présentable, un repli sur moyenne courte et une borne d'extension, et ces deux conditions sont déjà celles de nos familles en production. Le motif ne survit qu'en devenant ce que nous faisons déjà, en moins bien. La signature de volume, elle, se mesure séparément : greffée sur une entrée qui fonctionne, elle la dégrade. C'est la seule chose que ce motif apporte en propre, et elle coûte.

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  17. 17Rejeté en validation croisée9 août 2026

    Faut-il n'acheter en journalier que si l'hebdomadaire est déjà haussier ?

    Protocole

    Univers réel de 2 338 titres, années de clôture 2018 à 2026, 5 places partagées, sorties de production, stop structurel, classement neutre, espérance en R écrêté. Deux niveaux de filtre : le premier exige une clôture hebdomadaire au-dessus de sa moyenne mobile de dix semaines, le second y ajoute l'alignement de deux moyennes hebdomadaires. Semaines clôturées seulement, sans aucun regard vers l'avenir. Les deux niveaux appliqués à chacune de nos familles de signaux, puis la seule piste survivante rejouée sur deux autres bandes de capitalisation.

    Résultat

    Sur les familles déjà en place, le filtre coûte. Le cas le plus net est celui qui achète les envolées de volume : l'espérance tombe de +0,165 R à +0,055 R par trade une fois le filtre posé. Les replis et les cassures se dégradent aussi. Le second niveau, plus exigeant, tue tout ce qu'il touche sans exception. Une seule combinaison sortait du lot : appliqué à la famille qui achète les croisements de moyennes, le filtre faisait passer l'espérance de +0,081 R à +0,148 R sur 483 trades, avec un facteur de profit de 1,29 contre 1,15, une perte maximale ramenée de 49 R à 32 R et 6 années gagnantes sur 9. Le chiffre a tenu une demi-journée. Rejoué sur les moyennes capitalisations, le même filtre donne +0,002 R contre +0,084 R sans lui, et ne bat sa référence que 2 années sur 9. Sur les petites, +0,002 R contre +0,030 R. Il ne restait rien. Une seconde piste, sur la famille de retour à la moyenne, était déjà trop mince pour être instruite : +0,194 R contre +0,156 R, mais 5 années gagnantes sur 9, autant dire un tirage à pile ou face.

    Ce que ça change

    Aucun filtre hebdomadaire n'a été déployé, sous aucune de ses deux formes. Ce que cette campagne a vraiment produit est une règle de méthode, et elle a coûté cher à apprendre : un gain mesuré sur un seul univers n'est pas un résultat, c'est une hypothèse. Ici l'écart était beau, deux fois plus d'espérance et un tiers de perte maximale en moins, sur près de 500 trades. Il a disparu entièrement dès qu'on a changé de bande de capitalisation, ce qui veut dire qu'il ne mesurait pas l'idée testée mais une particularité du segment sur lequel on l'avait lue. Depuis, toute piste doit gagner sur un jeu qui ne l'a pas produite avant d'aller plus loin. Deux autres idées de la même campagne sont passées par la même épreuve le même jour : une seule l'a franchie, et c'est la seule qui a été retenue.

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  18. 18Intuition réfutée25 septembre 2026

    On lit partout que le retour à la moyenne marche mieux sur les ETF que sur les actions. Est-ce vrai avec des sorties de swing ?

    Protocole

    76 ETF liquides : industries, pays, secteurs, facteurs, indices larges, matières premières et obligations. Cours journaliers depuis 2017, années de clôture 2018 à 2026, données arrêtées au 13 août 2026. Portefeuille de 3 places partagées, taille adaptée à un univers de cette dimension, sorties de production, stop structurel, classement neutre, espérance en R écrêté. Chaque famille de signaux jouée seule, de 60 à 315 trades par bras. Première mesure le 13 août 2026, rejouée le 25 septembre avec les sorties de production telles qu'elles tournent aujourd'hui.

    Résultat

    Le signal de retour à la moyenne à court terme, un RSI à deux jours en survente, fait −0,019 R par trade sur 315 trades, avec un facteur de profit de 0,97 et 3 années gagnantes sur 9. C'est la famille qui trade le plus sur cet univers, et elle ne gagne rien. En août, avec les sorties de l'époque, elle faisait exactement 0,000 R : entre les deux mesures, le verdict est resté plat. Ce qui tient sur ETF, ce sont les familles qui achètent la force. L'envolée de volume fait +0,199 R sur 195 trades, avec un facteur de profit de 1,36 et 7 années gagnantes sur 9. La cassure de plus-haut annuel fait +0,106 R sur 150 trades, le croisement de moyennes +0,100 R sur 244 trades, chacune 6 années gagnantes sur 9. Le repli en tendance, faible en août à +0,022 R, remonte à +0,082 R sur 291 trades avec les sorties actuelles : positif, mais sous les trois familles de force. La proximité du plus-haut annuel ne passe pas (−0,013 R sur 212 trades). La famille momentum, rétablie en production début septembre, reste plate : +0,010 R sur 212 trades, 3 années gagnantes sur 9. Une famille récente, trop rare ici pour conclure avec 60 trades, est négative aussi.

    Ce que ça change

    L'intuition n'est pas absurde : elle vient de mesures faites sur indices avec des sorties rapides, au premier rebond. Nos sorties, elles, laissent courir les gains derrière un stop suiveur. Elles sont faites pour la tendance, et la lecture la plus probable est que sur ETF elles rendent au marché ce que le rebond avait donné. Le verdict porte donc sur la combinaison, pas sur l'idée seule : un retour à la moyenne sur ETF avec une sortie au rebond n'a pas été testé ici. Côté produit, cette mesure a justifié d'élargir l'univers ETF du scan de 30 à 78 lignes, en couvrant des expositions distinctes plutôt que des copies du même indice, parce que trois familles y ont un avantage réel. Aucun filtre par marché n'a été posé : le scan ETF fait tourner toutes les familles, y compris les trois que ce verdict trouve faibles. C'est le point qui reste ouvert.

    Lien vers ce verdict
  19. 19Chiffre abandonné6 octobre 2026

    De combien votre stop vous a-t-il évité de perdre ?

    Protocole

    Contrôle apparié sur nos positions réelles, pas sur un univers de test. Les 80 positions terminées par un stop touché, rejouées sans stop et sans cible, chacune étant son propre témoin. L'horizon de la version sans stop a été fixé AVANT de regarder le résultat : la durée médiane de nos positions gagnantes, soit 23 séances, mesurée sur 48 gagnantes. Une position avec sortie partielle écartée d'avance, son résultat n'étant pas comparable, et 7 sans série exploitable : 72 positions mesurées. Le nul tire au hasard le SIGNE de l'écart de chaque position, 5 000 fois, ce qui est le nul correct quand chaque position est son propre témoin.

    Résultat

    Avec le stop, ces 72 positions font −0,967 R en moyenne, soit −81 € par position. Sans stop, tenues 23 séances, elles font −1,206 R, soit −100 €. L'écart moyen, 0,239 R ou 19 € par position stoppée, est le chiffre que nous allions publier. Il ne survit à aucun contrôle. Retirer les trois positions où le titre a le plus continué de tomber le ramène à 0,021 R, au percentile 44 du nul : il ne reste rien. La médiane dit déjà l'inverse de la moyenne : sur la position typique, séries tronquées écartées, le stop a COÛTÉ 0,043 R. Et au niveau de chaque trade c'est un tirage à pile ou face, le stop ayant protégé 37 fois sur 72 et coûté 35 fois. Aucune coupe de l'échantillon ne franchit deux écarts-types dans le bon sens. La lecture par famille est en revanche nette : la famille qui achète les envolées de volume paie le stop 1,320 R (6 positions), celle qui achète le repli en tendance ne le paie pas du tout, 0,016 R sur 17 positions, et le retour à la moyenne le paie à l'envers, le stop lui coûtant 0,579 R (4 positions).

    Ce que ça change

    Le chiffre est abandonné. Il devait servir d'argument, il tenait à trois trades sur 72 : le publier aurait été exactement ce que cette page reproche aux autres. Rien n'a changé en production, où le stop reste posé sur toutes les familles. Ce que la mesure dit, et qui est plus utile que le chiffre qu'elle ne donne pas, c'est que le stop n'est pas une assurance moyenne mais une coupe de queue : il paie sur les familles qui achètent la force et se retourne sur celles qui achètent le repli, ce qui recoupe le verdict sur la structure de prix. Un stop différencié par famille est la piste, et elle attend d'être instruite sur une fenêtre qui ne l'a pas produite. Réserve assumée : 72 positions stoppées ne suffisent pas à trancher un écart de cette taille, et la mesure sera refaite quand l'échantillon aura doublé.

    Lien vers ce verdict

Un verdict par semaine

Le corpus compte une trentaine de recherches. Les 19 premières sont ici ; les suivantes paraissent au rythme d'une par semaine, y compris les semaines où le résultat est qu'il n'y a rien à retenir. Et ce que les stratégies retenues ont rendu se lit, pertes comprises, sur le track record public.

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